On est de retour, en direct de Santa Marta, sur la côte Caraïbes de Colombie, où il fait actuellement un grand ciel bleu et une température approximative de 32 degrés! Je viens de faire un tour sur le site de Météo France et c’est pas joli joli… on pense fort à vous! :-)
Mag, on a entendu ton appel au secours et on a donc décidé de se pencher sur notre clavier, de se noyer dans les milliers de photos prises ces dernières semaines, pour en tirer le meilleur du meilleur, la crème de la crème, et vous raconter notre dernière semaine de OUFS GUEDINS en Bolivie...
L’histoire se déroule à La Paz, la capitale de la Bolivie, une ville de 2 millions d’âmes située dans une cuvette à 3600 mètres d’altitude.
Après une longue nuit de bus sur les routes boliviennes, on est arrivé le dimanche en début de matinée dans cette ville étonnante, où se côtoient richesse et pauvreté, grands immeubles, églises coloniales et maisons pourries… et le résultat est plutôt réussi! Après avoir posé nos sacs dans un hostel, on a passé notre journée à visiter et à profiter du carnaval : au programme, bombes à eau et mousse à raser dans la gueule, c’était sympa !!!
Arrivée à La Paz en bus dans nos fauteuils 4 étoiles. Et malgré ça on n'a pas dormi de la nuit... on vous laisse imaginer l'état de la route!
Il est beau mon chapeau, il est beau!
Offrandes à la Pachamama (la mère terre) qu'on peut acheter au marché des sorcières, et qui sont faites par exemple lorsqu'on construit une maison... la petite bête bizarre que vous voyez derrière c'est un foetus de lama! Sympa non?
Une petite dame qui vend des pétales de fleurs dans la rue pour le carnaval
CONTENT!!!
Lundi, on a opté pour une dose de culture, et on s’est dirigé vers les ruines de Tiwanaku, près du lac Titicaca, la capitale d’une ancienne civilisation du même nom, qui a flori de 700 avant JC jusqu’à 1200 après JC… selon notre guide, les Tiwanakus auraient développé la plupart des techniques de construction qui ont été utilisées par toutes les grandes civilisations précolombiennes (Aztèques, Mayas, etc.), dominé toute la zone allant du Sud Pérou au Nord du Chili, et se seraient dispersés vers 1200 suite à une grande sécheresse… une partie de la population aurait migré un peu plus au Nord et aurait créé la civilisation Inca ! Bref, fin de la minute culturelle, à part ça les ruines n’étaient pas exceptionnelles, mais on a appris des choses… et comme on est sympa on vous fait partager !
Des têtes d'auditeurs heureux sculptées dans les ruines d'un des temples de Tiwanaku...
Mardi, on s’est levé aux aurores pour aller arpenter la route la plus dangereuse du monde en vélo… si si, c’est véridique, vous pouvez aller voir sur internet, c’est incroyable : la route part des hauts de La Paz à 4600 mètres d’altitude pour rejoindre une petite ville appelée Coroico, à 60 km de là et 3400 mètres plus bas, dans la forêt tropicale. Elle fait seulement 3 mètres de large, n’est pas goudronnée, se trouve à flanc de falaise (qui fait plus de 600 mètres de haut par endroits…), et est même traversée par des cascades ! Jusqu’à 2002, c’était la seule route existante dans cette zone et chaque année plusieurs dizaines de personnes disparaissaient… mais désormais il n’y a que les vélos qui l’empruntent et se tapent 60 km de descente À FOND LA CAISSE (j’ai été prudent maman :-)) !!!
La route la plus dangereuse du monde... avec un petit aperçu de la falaise vertigineuse...
Lucie en pleine action!
Il y un passage où il y avait eu des éboulis et la route était coupée, donc il fallait passer par dessus... c'est quoi le problème?
Les cascades sur la route
Petite pause café au bord du chemin...
Mercredi : repos et préparation du jeudi…
Jeudi, on s’est une nouvelle fois levé aux aurores pour partir randonner deux jours sur la Isla del Sol, l’île sacrée des Tiwanakus puis des Incas, située sur le lac Titicaca. Après quelques heures de bus, on a commencé à marcher en direction de l’île, vers un petit village où on était sensés trouver des bateaux qui faisaient la liaison. À mi-chemin, on est tombés sur un bonhomme qui nous attendait au bord de la route et qui nous a proposé de nous emmener dans sa barque à moteur… TOP ! On était tous seuls au milieu du lac, dans sa barque qui prenait un peu l’eau, mais pas beaucoup… en tout cas pas assez pour couler :-)
"- Arrivée à la Isla del Sol assurée!
- Euh, t'es sûr de toi là???"
Une fois arrivés sur l’île, on a commencé à monter un petit peu, et à respirer comme des bœufs… monter une colline à 4000 mètres d’altitude, c’est pas si facile que ça ! On ressent très vite le manque d’oxygène ! On s’est donc dirigé vers le village où on avait prévu de dormir, et les locaux ont commencé à nous harceler pour qu’on dorme chez eux… ça nous a saoulé, on a donc continué à marcher et on a planté notre tente en plein milieu de l’île, au sommet d’une colline, avec une vue sur le lac à 360 degrés, sur un coucher de soleil fabuleux, et surtout avec personne pour nous emm…
La Isla del Sol, ses cultures en terrasse, ses plages, le lac Titicaca
Notre campement avec vue à 360 degrés sur le lac Titicaca
Coucher de soleil...
... et lever de lune
Vendredi, après un réveil à l’aube (eh oui, quand on vous dit que c’est pas des vacances !!! :-)), on s’est dépêché de plier la tente et de petit déjeuner avant que le pluie ne fasse son apparition. Et la pluie est apparue…
Vue panoramique de la Isla del Sol, avec quelques nuages gris foncé
Il pleut, il pleut, bergère...
On a donc fini de traverser l’île mouillés, on est allés voir les ruines des Incas, puis on a récupéré un ferry qui nous a ramené à la ville la plus proche, d’où on a pris un bus pour La Paz.
Samedi, nos routes se sont séparées. Je suis parti pour deux jours grimper le Huayna Potosi, un sommet à 6088 mètres d’altitude, alors que Lucie est restée à La Paz pour se la couler douce. La première journée, j’ai donc rejoint en voiture le refuge d’où débute l’ascension, qui se trouvait à environ 4500 mètres d’altitude, pour y retrouver mon guide. Après un repas avalé en vitesse, on a commencé à monter vers le deuxième refuge qui se trouvait à 5200 mètres. Et comme mon guide se prenait pour Schumacher, 1h30 plus tard (bonnes pauses comprises) on y était ! On a retrouvé un grand groupe qui prévoyait de faire l’ascension le lendemain, comme nous. Au programme de l’après-midi, cartes, repos, bouffe, et coucher à 6h du soir…
Le Huayna Potosi, vu depuis l'aéroport de La Paz (en fait le seul moment où j'ai pu le voir en entier, c'était au moment de prendre l'avion!)
Petit message d'encouragement sur les murs du second refuge... rien à rajouter!!!
Dimanche, 0h00 : réveil. Enfin, peut-on parler de réveil lorsqu’on ne s’est pas endormi ? Bref, une fois levé, j’ai commencé à m’équiper : tous les habits chauds à ma disposition, pantalon et veste imperméables de montagne, gros bonnet, lampe frontale, harnais, chaussures de montagne, crampons, piolet, sac avec le strict minimum… On a pris un petit dej’ frugal, pour éviter le mal de l’altitude, et les gens ont commencé à partir par groupes de 3 (1 guide pour 2 personnes). On a fini par partir en derniers, vers 1h20 du mat’, avec un temps d’ascension estimé à 6 / 7 heures. C’était sans compter sur Schumi, qui avait décidé de faire un chrono : à 5h30 on était au sommet !!! Le con !!! Heureusement ça s’est bien passé pour moi, et c’était vraiment une expérience incroyable : marcher de nuit à la lampe frontale dans la montagne, dans le froid (environ -15 degrés en haut), dans la neige (il venait de neiger et nos pieds s’enfonçaient de 30 cm dans certains passages, ce qui facilitait pas vraiment les choses), faire une partie d’escalade au piolet, et sentir qu’on est essoufflé à la moindre accélération, c’est quelque chose !!! Et le pire était à venir… après une grosse ascension, on est arrivés sur la crête de la montagne, et il restait environ 200 mètres à parcourir sur celle-ci pour arriver au sommet… 200 mètres sur un « chemin » de 50 cm avec le vide de chaque côté, et la mort quasi-assurée si tu trébuches… moi qui ai peur du vide, j’ai cru que j’allais faire une crise cardiaque !!! Donc pas de photos de ce passage, j’étais trop terrifié pour penser à sortir l’appareil… peut-être que si vous cherchez sur Internet, vous en trouverez. Finalement je l’ai fait (ouf !), et deux fois, parce qu’il y avait aussi le retour !!! Et comme je le disais plus haut j’étais donc au sommet à 5h30, avant le lever du soleil… p… de Schumi !!! L’horizon commençait quand même à rougir, et c’était largement suffisant pour être un moment magique: j’avais l’impression d’être sur le toit du monde, avec la vue sur toute la chaîne de montagnes qui paraissaient toutes petites en bas, tout comme les nuages… en fait ça donnait un peu la même impression que d’être en avion… et j’ai finalement vu le soleil se lever après les 200 mètres de la mort (re-magique !), avant de tout descendre d’un trait. Après une pause chocolat / déshabillage au premier refuge, on est repartis, et à 10h du mat’ on avait terminé. On est rentré sur La Paz, j’ai retrouvé Lucie qui était en pleine forme, pris une douche et avalé un gros repas, puis je me suis couché vers 5h de l’aprem !
Ça c'est juste pour vous montrer la crête au sommet de la montagne... brrrrrrrr!!!
Le bonheur de l'arrivée au sommet! Et en plus de se prendre pour Schumi il savait pas cadrer les photos...
Début de lever de soleil sur le sommet
Lever de soleil pendant la descente, au dessus des nuages...
Petite crevasse avec grandes stalactites de glace et, en fond, l'Illimani (6462 m)... ce sera pour la prochaine fois! :-)
Lundi, réveil vers 10h, ce qui fait une bonne nuit de sommeil… Après avoir préparé nos sacs, on a fait un dernier petit tour dans La Paz, puis on a pris le bus direction l’aéroport, et on a sauté dans l’avion pour la Colombie ! On y est depuis une dizaine de jours et c’est vraiment génial : on a déjà passé quelques jours à Bogota, puis on a foncé sur la côte Caraïbes où on s’est fait un trek de 5 jours dans la jungle vers la Cité Perdue et où on va maintenant profiter des plages et peut-être plonger un peu… mais tout ça ce sera pour le prochain épisode!
C'est parti pour la Colombie!!!
Petite mise en bouche : vue du canal de panama depuis notre avion (pour ceux qui suivent, le Panama est bien au dessus de la Colombie, mais on a fait une escale là-bas)